
Tonnerre vint faire le baise mains aux deux femmes alors que le Maître l’attendait à la porte. Visiblement, c’était une partie « entre hommes » puisque même Erion suivait.
Mélusine se retrouva seule avec Phynia, qui soupira dès qu’ils furent hors de vue, et, imperceptiblement, se détendit. Elle savait qu’elle n’allait pas lui poser de questions gênantes et la jeune femme se surprit même à penser que, de tous, c’était sans doute à elle qu’elle accordait le plus sa confiance. Peut-être qu’il valait mieux lui parler, lui dire la vérité. De toute façon, Mélusine s’était rendue compte au fur et à mesure, que tout finirait bien par éclater. Elle se trouvait en présence d’immortels bien plus vieux et bien plus sages qu’elle. C’était difficile de leur mentir très longtemps et elle vivait sous leur toit.
– Est-ce que ça va ? s’enquit-elle avant tout.
– C’était éreintant, répondit Phynia.
Ereintant ? A ce point ? Il avait pourtant semblé que la conversation avait été agréable, malgré les petits débordements du début. Rien de bien insurmontable en soi. Mélusine avait trouvé la compagnie de leur invité plutôt agréable, quand il ne maltraitait pas Zwen. Phynia força un léger sourire.
– Seriez-vous d’accord pour passer à la bibliothèque, que nous soyons plus tranquilles ?
Mélusine acquiesça même s’il n’y avait littéralement personne ici.
– Avec plaisir, j’avoue être curieuse vis-à-vis de cette pièce.
Elle marqua une petite pause et eut un petit sourire en réalisant ce qu’elle venait de dire.
– Enfin…. Vous avez dû remarquer que je suis curieuse de tout en général.
– On a beau dire, je ne trouve pas que ce soit un si vilain défaut, sourit Phynia en l’invitant à la suivre.
Mélusine sourit également à sa remarque.
– C’est ce qui permet de découvrir de nouvelles choses.
Sans curiosité, pas de nouveaux savoirs, pas d’apprentissage, pas de découvertes, pas d’expérimentations, pas de rencontres… pas de vie.
Elles marchèrent quelques instants pour trouver la bibliothèque, à l’étage. C’était l’une des rares pièces comportant des couleurs puisque les étagères alignaient des centaines de couvertures colorées. Toutefois, des verts, noirs et rouges étaient regroupés en trois lignes, dans une partie vide des larges meubles. Ça représentait à peine vingt ouvrages.
Phynia l’invita à s’asseoir sur l’un des fauteuils matelassés disposés autour d’une petite table ronde. Mélusine resta sans voix en entrant dans la bibliothèque, aux anges en voyant autant de livres. C’était, à n’en point douter, la pièce où elle passera le plus de temps… Elle s’installa avec Phynia, non sans continuer d’examiner les lieux et reporta son attention sur la table. En son centre, un carré décoré se démarquait, comme une cachette incluse dans le bois. L’envie de chercher l’ouverture d’un quelconque tiroir secret lui démangeait les doigts, mais elle n’était pas seule et ce n’était pas poli. Elle hésita. Elle prévoyait de tout avouer, mais sa curiosité frappait encore.
– C’est vraiment une pièce impressionnante. J’aime beaucoup les livres…Il vous a fallu combien de temps pour réunir tout ça ?
– Toute notre vie. Nous avons réuni nos collections personnelles lors de notre mariage, les autres sont venus au fur et à mesure. Celui-ci, par exemple, n’a pas deux mois.
Disant cela, elle sortit un épais volume traitant de… la théorie des Ombres ou pourquoi il vaut mieux ne pas en avoir du tout qu’en avoir deux… Etrange. Phynia le reposa à sa place.
– Les livres sont rangés par thème puis par ordre alphabétique. Vous pouvez en emprunter pour lire dans votre chambre si vous avez quelques insomnies. Ou venir ici, bien sûr, mais c’est là que je passe le plus clair de mes journées.
Mélusine se nota dans un coin de la tête de jeter un œil à ce livre sur les Ombres. Elle allait sans doute faire beaucoup d’insomnies, mais elle assumera…. Il y avait l’air d’y avoir beaucoup trop de livres intéressants ici pour passer à côté. Mais avant…. Elle pinça les lèvres et se lança :
– Il y a une chose dont j’aimerais vous parler avant tout…. Je n’ai pas été très honnête depuis le début. Je ne savais pas si je pouvais vous faire confiance…. Mais maintenant que j’en sais un peu plus… enfin, de toute façon, vous l’auriez découvert à un moment ou un autre…
Phynia sourit doucement. Apparemment, oui, elle se doutait de quelque chose.
– Je suis honorée d’une telle confiance. Sachez que, si ça vous inquiète, ce que vous me direz ne sortira pas d’ici.
Mélusine hocha la tête, rassurée.
– Je préfèrerais, oui. Ce que je vais vous dire, utilisé avec de mauvaises intentions, peut avoir des conséquences terribles.
Elle inspira, cherchant par où commencer.
– Je… Si Tonnerre n’a jamais entendu parler de Karnaca, c’est normal. Ce n’est pas dans ce monde. Je suis bel et bien une touriste, je suis humaine, malgré quelques modifications technologiques, mais je ne me suis jamais fait voler mes affaires de voyage. L’appareil me servant à voyager entre les dimensions s’est cassé.
La femme la fixait, les yeux ronds.
– Eh bien… Je ne m’attendais pas à ça ! Vous voulez dire… Une autre dimension que les pays parallèles connus ?
Mélusine eut un petit rire. Ils connaissaient certains mondes parallèles, comme elle s’en doutait.
– Il existe une infinité de mondes possibles… A chaque choix il s’en créé un de plus. Je voyage depuis quelques années déjà et il est très facile d’en découvrir de nouveaux radicalement différents les uns des autres.
– Impressionnant… Je l’ignorais…
Phynia sembla réfléchir. Il lui faudrait sûrement plus longtemps pour assimiler toutes ces informations.
– Donc votre véhicule… Votre appareil, est cassé… Quelque chose a mal tourné ?
Mélusine pinça les lèvres et hésita.
– Eh bien… C’est un petit objet que j’ai fabriqué, capable de créer des portails, c’est assez fragile… Il est tombé quand j’ai été bousculée….
Elle hésita encore. Mais Phynia était du genre à défendre Zwen, alors bon….
– Par Zwen…
Elle se pencha et ajouta :
– Mais ce n’est pas de sa faute, il était en retard et visiblement ça l’angoissait beaucoup. Ce n’est pas la peine de le punir pour ça.
La voyant s’inquiéter autant, elle posa une main compatissante sur son épaule.
– Il n’était pas angoissée ma pauvre amie… Mais je comprends et je n’en dirai rien.
Mélusine fut soulagée et lui sourit doucement.
– Merci.
Elle avait comme un poids en moins sur le cœur d’un seul coup. Ça faisait du bien !
– Enfin… vous comprenez maintenant pourquoi je ne m’étonne de rien et les quelques erreurs que j’ai pu faire en essayant de cacher ce secret… Il peut y avoir tellement de choses différentes d’un monde à l’autre… le pire c’est les créatures portant le même nom et n’ayant quasiment rien en commun…
– Certes, je comprends. Je comprends également votre réticence à parler de vos voyages… Mais ne craignez rien, vous êtes sous ma protection de toute façon.
Mélusine sourit.
– Merci. Au moins je pourrais vous parler plus ouvertement de mes voyages…
Elle était aussi plus à même de poser certaines questions qu’elle n’osait pas, de peur de se trahir.
– Puis je vous demander… Qu’êtes-vous votre mari et vous ? Je n’osais pas le demander… si la réponse était évidente, je me serais sans doute trahie immédiatement.
– Non, elle n’est pas évidente, rassurez-vous, sourit doucement Phynia. Nous sommes des mages noirs. Nous faisons principalement de la magie noire et des malédictions. Normalement, nous évitons de nous marier entre nous mais que voulez-vous… Le cœur à ses raisons.
Mélusine écarquilla les yeux avant de rire.
– Je ne l’aurais jamais deviné. Vous êtes d’une compagnie très agréable.
De la magie noire… Et elle venait de leur dire qu’elle voyageait entre les mondes…. Super…… Enfin…. Ça expliquait le serviteur démon.
– Pourquoi vous évitez de vous marier entre vous ?
– Ça permet aux prochaines générations de pouvoir choisir leur voie magique. Pour l’instant ils sont encore rares, mais nous ne perdons pas espoir.
Son regard se perdit vers les livres qui étaient défendus à Mélusine.
– Si vous aviez connu nos parents… Ils avaient en aversion leurs pouvoirs tant leurs propres géniteurs les poussaient vers un seul chemin.
Mélusine eut un petit sourire triste.
– Je comprends… Finalement, humains ou non, il y a toujours des parents qui veulent absolument diriger toute la vie de leurs enfants… mais heureusement, ce n’est pas tous les parents du monde.
Puis elle demanda :
– Vous avez des enfants ?
Après tout, s’ils étaient aussi vieux, qu’ils s’aimaient beaucoup visiblement, et comme elle parlait de prochaines générations, la question se posait tout naturellement. Si le visage de Phynia ne laissa rien paraître, ses mains se crispèrent sur le bord de la table y faisant grincer ses ongles.
– … Non…. La génération future est une chose qui ne me concerne plus directement…
Mélusine se mordit la lèvre inférieure.
– Oh… désolée d’avoir abordé un sujet sensible. Je ne savais pas.
Elle changea de sujet pour essayer de la détendre.
– Hum…. Et donc, combien de mondes parallèles sont connus ici ?
Phynia gardait les yeux sur la table, traçant des bâtons avec sas doigts alors qu’elle comptait les mondes.
– L’Ouroukouaïlles, le pays des dragons, le royaume de lumière, la forêt éternelle… Ici… J’en oublie sûrement, mais ce sont plus des pays isolés et reliés magiquement au monde par des failles.
Mélusine l’observait, se sentant un peu coupable d’avoir plombé l’ambiance de la sorte.
– Je n’en connais aucun…
Elle se tut quelques secondes et demanda :
– Est-ce que ça va ?
– Oui… Ce n’est que temporaire…
Elle se massa doucement les tempes et força un sourire.
– Ne vous inquiétez pas. Il ne se passe pas un jour sans que je m’inflige moi-même cette pensée.
La jeune femme eut un air triste.
– J’aurais aimé ne pas vous l’infliger par mégarde…
Elle comprenait les douleurs qui ne partaient pas. C’était juste… horrible.
– Il y a-t-il une chose dont vous voulez que je vous parle en particulier ? Je n’ai fait que poser des questions pour éviter de parler de moi tout au long du repas, je suppose que je vous dois bien ça. Et si ça peut vous changer les idées, ça serait encore mieux.
– A vrai dire… Oui. J’aimerais que vous me parliez un peu du monde dont vous venez.
Mélusine fit la moue, mais s’exécuta.
– Cela fait des années que je n’y suis pas retournée. Je n’y vis plus. J’ai utilisé toutes mes connaissances possibles pour veiller à ce que jamais personne ne puisse en sortir, ni même apprendre l’existence d’autres mondes. Il ressemble beaucoup au votre. Enfin. Celui des humains ici. On pourrait presque les confondre. A quelques détails près.
Elle appuya son coude sur l’accoudoir et posa sa joue dans le creux de sa main. Depuis combien de temps n’avait-elle pas réellement parlé de son monde d’origine ?
– Le système était tel que les plus riches pillaient toutes les ressources sans aucun remord. Ils empoisonnaient l’eau, l’air et la nourriture et il fallait payer beaucoup plus cher pour avoir quelque chose de plus sain et… Ne pas développer tout un tas de maladies mortelles. Et ils développaient des armes… Dont l’impact durait des siècles et des siècles sur la nature et les gens. Je ne sais pas s’il y avait de la magie dans ce monde. Mais tout le monde naissait malade à force. Moi-même… J’avais quelques anomalies. J’étais malade… Au niveau de mes poumons, de mes yeux, de mon sang et de mes muscles. Une amie a corrigé ça il y a maintenant un an avec une technologie très avancée.
Tout en disant cela, elle souleva ses cheveux et dévoila sa nuque où s’incrustaient des pierres précieuses sur chaque vertèbre. Phynia l’écouta avec attention. Lorsqu’elle montra sa nuque, elle avança ses doigts avec prudence et effleura la peau sans toucher la gemme pour autant.
Puis la jeune femme reprit son récit.
– Il y avait bien des révoltes. J’ai fait partie des révolutionnaires… J’étais informaticienne à l’époque… Je luttais pour plus d’égalité… Mais ceux d’en face avaient trop de puissances. Ils pouvaient espionner tout le monde, contrôler les médias, contrôler l’armée, la justice… Diviser la population, et les retourner les uns contre les autres. Alors quand je l’ai pu, j’ai scellé ce monde. S’ils venaient à savoir et à passer, ils coloniseraient d’autres dimensions, pilleraient toutes les ressources, et achèveraient celui dont ils viennent. En les enfermant, au moins, ils sont obligés de faire un peu plus attention, pour ne pas mourir eux aussi. Ils sont obligés de préserver leur monde et de chercher des solutions pour l’améliorer.
– Je ne me doutais pas qu’il pouvait exister des mondes aussi détruits… Je suis vraiment navrée pour vous…
Mélusine sourit tristement.
– Il y a bien pire comme monde… Certains ont connu l’apocalypse…
Elle se redressa, comme si cela suffisait à lui changer les idées.
– Mais je me console en tentant de veiller au maximum sur les autres. Quand je vous disais que je veillais à l’impact que pouvaient avoir mes inventions, pour essayer de faire en sorte à ce qu’elles soient le plus bénéfiques possibles pour l’environnement, c’était la stricte vérité. J’utilise ce que je trouve dans d’autre mondes pour essayer au maximum d’éviter qu’ils tournent comme celui d’où je viens.
Son sourire s’élargit un peu plus.
– Après, il y a toujours beaucoup de plaisir à découvrir d’autres endroits et modes de vie. Sans parler de la technologie… J’en ai profité pour me soigner, mais j’avoue en avoir aussi profité par coquetterie…. Comme ça…
Alors qu’elle terminait sa phrase, ses cheveux prirent une teinte multicolore, irisée. Chaque mèche semblait changer de couleur au fil des reflets. Mélusine observa la réaction de Phynia, espérant que cette distraction allège un peu l’ambiance qui était de plus en plus triste.
Ça fonctionna parfaitement ! La mage regardait ses cheveux avec curiosité. Ce n’était pas le genre de magie qu’on pratiquait par ici ! Et même si elle avait compris qu’il s’agissait de technologie et non d’artefacts enchanté, ça gardait quelque chose de fantastique.
Mélusine sourit un peu plus et passa une main dans ses longues et épaisses boucles.
– C’est très à la mode dans le monde où on me l’a fait. D’ailleurs, les modifications corporelles y sont tellement populaires que les humains 100% naturels sont très recherchés… par les trafiquants d’organes…
Elle raconta, rêveuse :
– J’ai failli me faire enlever un nombre incalculable de fois là-bas avant que je ne me déguise pour avoir l’air plus « modifiée ». C’était tout une aventure…
Puis elle pouffa.
– J’ai bien cru que mon garde du corps allait s’arracher les cheveux quand il l’a appris…
Phynia l’accompagna dans son rire. Elle se figea en entendant un cri presque imperceptible mais se dépêcha d’enchaîner.
– Un garde du corps ? Vous vous êtes échappée de quelque part avant de venir ici ? supposa-t-elle puisqu’elle semblait laisser cette personne derrière elle.
Mélusine cru entendre quelque chose, mais n’eut pas le temps de se concentrer dessus, ramenée à la conversation.
– Echappée ? Oh non, j’ai mon propre laboratoire fourni par l’impératrice du monde où je me suis installée. J’y suis inventrice impériale. Il me faut juste quelqu’un pour surveiller le laboratoire quand je m’absente. Je n’aimerais pas qu’on mette la main sur des technologies trop avancées… Mon garde du corps est très doué, je lui fais une totale confiance… C’est la personne idéale pour surveiller les lieux en mon absence.
Elle haussa les épaules.
– Bien sûr, il n’apprécie pas que je le laisse constamment sur place, mais je suis parfaitement capable de me débrouiller seule et je n’ai jamais demandé à avoir quelqu’un qui me suit constamment pour me protéger de tout et n’importe quoi… Il s’est engagé tout seul.
– Je vois le genre, sourit Phynia. Il doit beaucoup tenir à vous pour s’y être engagé.
Mélusine réfléchit et expliqua :
– C’est la seule personne à avoir réussi à passer la sécurité de mon laboratoire. On l’avait embauché pour m’enlever afin de m’obliger à inventer des armes. Il m’a kidnappée, et en cours de route, il s’est rendu compte qu’on comptait l’éliminer une fois le contrat terminé. Alors il m’a ramenée chez moi et m’a aidée à faire arrêter ses employeurs. Ensuite… Il est resté. C’est mon garde du corps officiellement, mais aussi un assistant… Enfin… Il fait du café quoi…. Il fait aussi le ménage, quelques courses, c’est aussi un bon amant, et il a quand même réussi à m’accompagner sur quelques sorties hors de son monde… C’est d’ailleurs là que je me suis décidée à le laisser plutôt au laboratoire… Je crois bien que m’enrouler de plusieurs couches de papier bulle aurait produit le même effet… J’étais incroyablement bien protégée, mais peut-être un peu trop pour être libre de mes mouvements…
Phynia ne put s’empêcher de rire au passage de l’amant, plus amusée par cette étrange relation que choquée malgré son éducation.
– C’est très sain pour vous je pense… Vous devez redoubler d’ingéniosité pour lui échapper, c’est d’autant profitable pour votre…
Nouveau cri, étouffé. Il devait venir du bâtiment, mais pas de l’étage… Plutôt deux étages en dessous.
– … Esprit, termina Phynia qui s’était tendue juste avant.
Mélusine se redressa en entendant le cri. Elle ne l’avait donc pas imaginé tout à l’heure ! Elle fronça les sourcils et se redressa.
– Qu’est-ce que c’était ?
Son hôte posa son front sur ses mains, regardant nerveusement la table et ses coudes par la même occasion.
– Je vous en prie… Essayez d’ignorer… Je sais que c’est dur, mais ça aurait été pire au salon…
Mélusine ne savait que penser, elle hocha la tête.
– Je vais essayer…
Mais une crainte s’immisça dans son esprit et elle ne put s’empêcher de demander quand même.
– Dites-moi… Personne n’est torturé au moins ?
Aux vues des tendances violentes qu’avait montré Tonnerre, elle craignait quand même qu’ils ne se défoule en maltraitant quelqu’un. Où était Zwen d’ailleurs ?
– Je n’ai pas pour habitude de mentir… souffla Phynia, retraçant les motifs du centre de la table du bout de l’ongle.
Mais il n’y eut aucune suite à sa phrase.